Archive mensuelles: mai 2013

 

De 1991 à 2000,travaux en sous-traitance pour une fonderie d’art:

-participation à l’élaboration de médailles comportant des figures

-trois monuments publics :

réédition de la statue de Lakmé à La Flèche ( Sarthe)

médaillon du Général Leclerc, Conseil Général d’Alençon (Orne) (diam. 0,90 m)

médaillon de Pierre Matraja, ancien maire, Sausset-les-Pins (Bouches-du-Rhone)

 

Parcours

Démarche classique, centrée sur l’humain aussi bien pour les sources d’inspiration, bibliques, mythologiques, historiques , que pour leur représentation : réalisations en volume, figuratif aux lignes épurées avec

des méthodes traditionnelles (dessin, modelage, moulage, taille directe ) et des matériaux traditionnels (terre cuite, bronze, pierre ).

Expression au travers la figure féminine avec des thèmes récurrents autour de la dualité, la métamorphose.

Création de pièces uniques et d’éditions originales limitées (8 + 4)

Portraitiste

Réalisations sur commande.

Lakmé

Bronze patiné
105 x 60 x 70 cm
Copie personnalisée agrandie,
d’après une figurine fin XIXème
en bronze, conservée à la mairie de La Flèche

Réalisé en sous-traitance
pour une fonderie
Visible Monument Léo Delibes
avenue Foch 72200 LA FLECHE      

contrat032

Général LECLERC


Médaillon en bronze ( diam. 90cm)


Création du bas-relief  en argile d’après un dessin

Réalisé en sous-traitance pour une fonderie

Visible sur un mur extérieur   du Conseil Général de l’Orne
Hôtel du Département
27, bd de Strasbourg, 61000 ALENCON    

 


 

                     général leclerc

 

Robert Schuman

Terre cuite originale (35X25X25 cm)

Pièce unique de commande, réalisée pour agrémenter la permanence d’une députée européenne .

Collection privéeschuman-site

La coulée de Salomé

Extrait de carnet de bord – jeudi 25 novembre 2010

 

J’ai fini cette Salomé en haute voltige .

Fin 2008, la création en terre de cette pièce « partait bien », mais le bas de la statuette ne me convenait pas , ça ne venait pas. Après plusieurs tâtonnements, je l’ai  laissée de côté au début du printemps 2009. Trimballée à gauche et à droite, reléguée dans l’annexe de l’atelier , elle  a carrément fini par terre, à la suite de glissements successifs d’objets mal entreposés. Cassée en plusieurs morceaux, échappant miraculeusement au recyclage dans le bac à retremper la terre, un jour enfin, elle suscita un regain d’attention. Ayant récupéré les deux gros morceaux essentiels, plus que secs, je les ai raboutés sur une potence de fortune, avec un crayon au milieu, et puis j’ai constitué une nouvelle base , enfin à ma convenance, avec de la terre fraîche. Terre sèche et terre fraîche collaient mal l’une à l’autre , bien sûr, mais ça s’est fait quand même. Evidemment, l’ensemble ne pouvait pas attendre éternellement : il fallait mouler rapidement, à creux perdu . Pas évident de faire tenir des murs sur le sec, mais ça aussi, ça s’est fait . Après le moulage, il a fallu extraire la terre (en la réhumidifiant au fur et à mesure, délicatement, pratiquement à la petite cuillère pour ne pas endommager le plâtre,)  de chacun des morceaux du moule.

Pour le coulage, en plâtre également, je voulais prendre des précautions, armer les parties plus fines, donc fragiles et procéder en deux temps, avec une première coulée dans l’assemblage des morceaux constituant la partie haute . Mais en testant l’emboîtement avec l’ensemble de la partie basse, ça s’ajustait tellement bien que j’ai tout enveloppé à la filasse après avoir lié avec une chambre à air, des lacets et des vieux torchons. Alors, il est devenu évident qu’il fallait faire une seule coulée totale. Je prépare ma gâchée dans un grand seau . Seulement voilà, j’ai mal estimé la quantité nécessaire (  la flemme de manipuler le moule, assez lourd, qui était déjà bien calé ) . Et surtout, j’ai cru que j’avais tout mon temps . Il y avait beaucoup de bulles qui remontaient. Donc, en attendant que ça épaississe, je bricole autour, je range les trucs dont je n’aurai plus besoin, je jette, je balaye … Et puis tout-à-coup, je me rends compte que c’est en train de prendre !

Que ce n’est même plus déjà assez liquide pour faire couler tout doucement , (ce qui est censé éviter les bulles) ! Que c’est juste sur le point d’être trop tard, en fait !

Alors là, ni une ni deux, j’en verse à l’arrache , je plonge précipitamment le bras jusqu’au coude, en brassant  pour essayer de faire remonter un maximum d’air, tout en en secouant l’ensemble et j’en reverse jusqu’à ras-bord . En reposant le seau, je m’aperçois que le plâtre excédentaire ne redescend même pas au fond et qu’il reste massivement accroché à la paroi, déjà figé ! Et là, j’ai bien peur d’avoir fait n’importe quoi .

C’est qu’à ce stade, l’enjeu est vital : ma terre originale est perdue car elle a été détruite au moment du moulage . Pour avoir ma duplication, c’est le principe de cette technique, je vais devoir briser le moule ( on pourrait plutôt dire l’exploser, l’atomiser) . Donc, si ma coulée est loupée, tout mon travail sur cette pièce est fichu . Pas trop contente de moi, dès le coulage refroidi, j’ai commencé à casser le moule pour sortir mon plâtre original en étant persuadée de trouver des vides que cette coulée en dépit du bon sens, ne pouvait qu’avoir laissés  . A chaque instant, je m’y attendais, à chaque coup de ciseau . Et bien,  je l’ai craint jusqu’au décollement des derniers morceaux , jusqu’à la toute fin de ce démoulage car pas un seul manque n’est apparu et mieux encore, pas une seule trace de bulle .

Incroyable !

SALOME

plâtre original patiné (45X19X17cm)                                 Bronze ciselé, avant patine . Fonderie Giraud

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